mardi 19 août 2008

Epilogue

Bonsoir,

il est clair que je ne pouvais laisser ce blog en plan: une belle conclusion à faire pleurer dans les chaumières s'imposait.

Alors que s'est il passé après cette soirée à l'aéroport digne des plus grands clubbers. Eh! beaucoup de choses en fait : la partot, la gay pride, la connaissance avec d'autres gens de notre classe, puis inéluctablement les adieux ...

A présent retour en France, on oublie les spritz, on oublie les fêtes. La rigueur le sérieux et la bourgeoisie bien française sont là pour m'accueillir.
On cherche un appart qui déchire à Compiègne entre vieux, agent immobiliers rabbajoie, police toujours proche. Puis direction pau pour aller encadrer le camp scout.

J'enchaîne directement par l'Allemagne même si secrètement c'est bien des italiens que j'avais envie de trouver là-bas. Et à ma grande joie ils étaient bien présents à la convention de jonglage. Ils avaient même organisés une Italienne spritz party (rraaahh toujours fidèles à eux mêmes )

A présent je suis sûr pau et je suis impatient de voir ce que le futur me réserve.

Quoiqu'il en soit merci à tous ceux que j'ai pu rencontrer durant cet Erasmus : Julie, Luca, Clément, Marina, Amélie, Thomas, Jack, Quentin, Jeanne, Xabiboule, Sarah, Graziela, Gilles, Dario, Paolo, Emmanuele, Antonia, Francesco, Eva, Giulia, Marco e Daniela, Valentina, Alexander, Danielle, Elyse, Katja, Fabian, Elke, Hervjec et j'en passe d'autres.
Merci pour tous ces moments de joie passés avec vous et tout le bordel.

Aller à présent la vie reprend son rythme mais au fond tout sera différent. Si il y a bien une chose dont je ne doute pas c'est que maintenant l'Italie je l' ai dans le cœur et qu' elle me reverra très rapidement!

A suivre ...

jeudi 26 juin 2008

Retour en arrière à Venise pour boucler la boule: pour Marina


Ceux qui me connaissent un minimum savent l'importance que j'accorde à la symbolique des actes... et quoi de plus marquant, de plus symbolique (argh le synonyme me manque) que de finir l'erasmus en retournant sur les lieux de notre premier voyage. Alors naturellement nous sommes retournés avec Clément et Marina voir la sérénissime Venise (que j'avais hautement critiqué la première fois alors qu'elle ne reçoit que les éloges de lonely planet).

Contraints de se séparer de Marina nous avons donc parcouru venise de long en large avec Clément. Et sincèrement, Venise à cette période, sans l'abondance excessive de touristes, était largement à la hauteur de sa réputation. Il me plait à dire que les endroit connus sont moches par ce qu'ils sont plein de monde alors que les petites ruelles délaissées sont belles cars elles sont vide (pensée transcendante à méditer je vous prie).

Sérieusement, au delà de ces pensées fumeuses, nul doute que Venise nous a époustouflé par son charme. Une fois mis de côté le cliché des gondoles, du pont des soupirs et autres attrapes-touristes on profite enfin de la ville.
Un de mes pêchers coquin a été de retourné à la place des frari. Il s'agit d'une petite place ou nous allions avec mes parents il y 4 ans, casiment tous les midis lors d'une virée de à Venise. A part ces moments de nostalgies le plus grand plaisir fut de constater que le chanteur de country à la guitare et au maracasses que nous écoutions avec plaisirs étaient toujours au même endroit ... avec certes quelques cheveux blancs en plus.

Mais comme nous restons des touristes nous ne pouvions nous en aller sans le tour de gondole ! J'annonce haut et fort: la gondole : on valide ! Bon on était 10 dessus, le trajet n'a guère duré plus de 30 secondes, et je me suis fait enguelé quand j'ai voulé payé les 50 centimes que coute la course avec un billet de 10 mais quand même !! Bon pour être honnête ce n'est pas réellement une gondole qu'on a pris mais plutôt le traghetto : la gondole des pauvres pour traverser le grand canal. Mais bon qu'importe ça à le mérite d'être distrayant et intense. Enfin je dis pas mais payer 100 euros pour 45 minutes avec la copine qui ne cesse de se plaindre de pas avoir pris un gondolier plus cher, cela ne me rejouit pas plus que ça.



Après le petit tour place Saint Marc pour admirer la magnificience de la basilique puis direction le campanile pour une vue imprenable sur venise. Au retour je me sépare de Clément : lui rejoint la gare à pied moi en vaporetto (bateau) au final je ne parviens pas à trouver de distributeur pour payer donc je me résouds à la marche ou plutôt à la course. A force de me perdre je finis pas retrouver la gare, tout essouflant et suant comme un porc, 5 minutes avant le départ du train. Je crois que ça devient une habitude !

Et pour achever un tel article rien de mieux qu'une de ces belles phrases à la benito, tellement vide de sens mais qui a le don d'émoustiller les coeurs sensibles :

Nous avons bouclé la boucle, la boucle est bouclée !

Virée athlétique a San Giminiano, des petits souvenirs Laura ?


Si l'italie m'a bien appris certaines choses, c'est peut être à être tout simplement moins prévoyant et arrêter de réfléchir pendant des heures à chacun de mes choix.

Cette journée fut de celle ou j'ai eu conscience de faire des choix foireux, (qui le furent pour le coup) mais dont je m'en rappelerai à jamais (punaise l'intro de fou avec un zeste de philosophie, y a pas à dire ma note au bac n'était pas un coup de chance mais révèle vraiment mon talent ;) ).

Mais revenons un instant en arrière, il y a de cela 4 jours deux choix se présentaient à moi... Soit rester dans mon lit à regarder des vidéos, soit m'échapper pour san Gimignano...
Le choix est vite fait et donc let's go per San Gimignano en première classe s'il vous plait. Après un voyage de 3h-4h (avec toutes les pauses).

Même si c'est pas écrit dans le guidec lonely planet je me permet de dire que la ville est vraiment un petit bijou toscan. Elle était relativement bien préservée de l'affluence touristique habituelle, et n'avait en conséquence que plus de charme. Petite ruelle étroite, tours élancées, paysages magnifiques, fresques sublimes .... et ... gelateria championne du monde 2006 et membre du jury des championnat en 2007-2008. Que demande le peuple !


Alors évidemment impossible de résister lorsqu'il s'agit de franchir le pas de l'établissement à 2 reprises. Au final du très bon et du seulement bon. La glace au vin local : fabuleuse, celle à la canelle n'en parlons. En revanche, contrairement à ce que disait le guide, celle à l'amaretto laissait à désirer... y a pas à dire mes avis divergent vraiment de ceux du guide, je ne me contente pas de répéter bêtement ce qui est écrit.

Au retour je commence à hésiter à aller au concert des modena city ramblers ayant lieu à prato (17 km de florence), mais plusieurs problèmes persistent : je ne sais pas ou il a lieu, ni l'heure, et surtout il n'y a qu'un train me permettant de rentrer le soir même à 23h le prochain étant à 5h. Bo! logique je me lance dans l'aventure. Je fais connaissance de Eva et Nicolo à la gare qui me conduise en bus au concert à 8km de la gare. Youpi en fait c'est pas du tout à côté et le mieux dans l'affaire c'est que les bus ne circulent pas après 20h30 ... quelle heure il est 21h , tranquille no problème relax man !

Sur place ... trop bon! Le concert n'a pas commenér, seulement les premières que personne ne prend le temps d'écouter. Je papote avec mes 2 compagnons de routes et me décide à partir à 10h sans avoir rien entendu des MCR. 10h le train est dans 1h ... 8km et mieux je sais même pas m'orienter et mes deux compagnons non plus ! il va falloire faire vite, d'autant plus que je ne parvient pas à achever la conversation avec mes 2 acolytes avant 10h15 !

S'enchaine un sprint légendaire durant lequel je m'arrête à chaque passant rencontré pour demander ma direction : tu vois la montagne au loin, tu vas dans cette direction et quand tu arrives au fleuve tu le suis ! Yes et je prend mon encordage aussi pour escalader le massif, je creuse un sous terrain a la cuillère et je trouve un cheval pour finir aussi.
Tant bien que mal j'essaie de me rapprocher de la gare avec des indications toutes divergentes... je vais dans une direction on me donne le contraire, 100 m plus loin je repars en sens inverse etc ... il est 10h50 je tente le tout pour le tout : autostop.

Et bien oui ça a marché en 2 minutes me voila sur le siège passager, à toute trombe! 10h56 me voila à la gare, je traverse illégalement les voies pour constater que le train à 5 minutes de retard. Avec le sentiment du devoir accompli j'achète mon billet et me paie le luxe d'une bouteille de coca pour m'assoir dans le train 3 minutes plus tard, suant comme un porc.

Je ne peux que remercier Eva et Nicolo pour cette nuit atypique mais aussi et surtout Coca-Cola toujours présent dans les moments difficiles, toujours prêt à soulager la souffrance et la fatigue pour seulement 1euro50 ... Coca-Cola du fond du coeur : Merci !




Embarquement imminent pour la baccardi night : dédié au grand clubber qu'est Clément



Parmi toutes les soirées réalisées, il y en bien une que je me dois de raconter. Non je ne parle pas de ce type de soirées passées à regarder des photos d'amis d'amis (la répétition est volontaire) ou encore à faire des tests à la cons sur facebook pour savoir si je correspond plus à un cachet d'ectasie ou une boulette de shit(et hop la critique passe comme une lettre à la poste). Je ne parle pas non plus d'une de ces indénombrables soirées à la siesta. Celle-là au contraire fut bien plus trépidante et atypique!

Dans un premier temps ... bus (eh eh tu pensais au train cher lecteur habitué) puis arrivée à .... l'aéroport. Et oui quoi de plus trépident qu'une soirée dans le terminal 2 de l'aéroport de Bologne, le tout gratuit.



La soirée étant organisée par Baccardi, je vous laisse imaginer les moyens mis à disposition. Le terminal avait tout d'un vrai club branché en gardant son esprit aéroport. Tous les espaces pour l'enregistrement ont été convertis en bar proposant chacun une boisson différente à base de baccardi. En face du bar interminable une scène énorme avec 4 écrans géants. A droite un mur d'eau. Et c'est sans compter les caméras circulant dans tous les coins à la recherche d'un sourire ou gens qui s'amusent pour le retransmettre sur l'écran.

Le programme n'en est pas moins élaboré : sur scène, un sorte de Patrick Juvet -Guetta, aux cheveux teints blonds platines, tout de blanc vêtu avec son buste dénudée sous une veste largement ouverte. Une personne comme ça inutile de vous dire que ça marque les esprits ... lui il est In en plus il bouge dans tous les sens sur la scène ! Ah que je valide.
Au-delà de ce présentateur de pacotilles divers groupes, dont des black, autres dj et surtout des danseuses ...



Je me permets de faire un petit détour du côté des danseuses non pour leur plastiques mais tant le concept étant original (de là à dire que c'est de l'art je laisserai les spécialistes s'exprimaient à partir de la vidéo que je laisserai). Les chorégraphies avaient d'originales qu'elles s'effectuaient sous le mur d'eau donnant du coup lieu à des effets plutôt réussis. Enfin je vous laisse une vidéo pour vous faire un avis.

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A part cela la gente rassemblée, majoritairement italienne, nous a littéralement changé de celle qu'on avait l'habitude de voir alla siesta. Tous sur leur 31 quasiment ... et la gente féminine !! ola !! ouf !! on aura pu les mettre a Pigalle elles auraient été parfaitement intégrées et n'auraient pas fait pallir les filles de joie. Jamais vu plus court, et aller puisque je me confesse (ne m'en voulait pas chers parents) jamais la tête ne m'a autant tourné (et je le dis je n'ai bu que les 2 verres offerts!).

Pour finir retour comme des pachas en taxi !
En définitive une bien bonne soirée à faire au moins une fois dans sa vie.

Une journée .... euh juste une journée à Florence pour un des piliers du blog : Caro (ouf je me fais pas gronder en rentrant!)


Avec les beaux jours qui reviennent (la moyenne trainant autour de 32-35 degrés) je n'ai pas voulu rester trop longtemps à Bologna. Et cela, d'autant plus que que casiment tout le monde étudie. Alors plutôt que de m'appitoyer sur mon sort je tente de sauter dans le premier train pour San Gimignanno. A florence la correspondance est annulé ! Youpi finalement ce sera ... Florence.

Pour le coup je vais pas me lancer dans de grands discours (j'ai fâcheuse tendance à dire cela à tous mes articles)...
Niveau culineaire je teste une sandwisherie que le guide décrivait comme excellente. De mon côté, puisque j'ai un avis propre et que je ne me contenterai jamais de calquer à chaque fois celui de mon lonely planète, car je donne toujours mon avis personnelle (c'est bon vous l'avez compris ? surtout toi Clément ?), je l'ai trouvé dégueux : pain sec, garniture pas fraîche.

A part ça j'ai franchement été déçu par la ville: pour le coup c'est vraiment une ville à touriste sans âme (oh mais il me semble que le guide ventait le charme et l'âme de cette ville ... et bien moi non car je donne toujours un opinion personnel, nah). Bien sûr il y a de magnifiques endroits , le duomo le batistère mais bon au final je ne peux valider la ville en elle-même. Les rues sont casiment toute bondées et les petites ruelles vides n'ont pas su émoustillé mon petit coeur pourtant si sensibles à ce genre de chose.

En gros pour la conclure à l'Américine : Florencre .... It sucks ! (pour en arriver là je dois vraiment devenir blaser)

lundi 16 juin 2008

Ras le bol des machos, les italiens sont là pour adoucir les coeurs: ne cherche plus Clémentine



Il y a pas plus d'une semaine je partais avec ma chère grande sœur à Vérone. C'est au cours de cette visite que nous avons été confronté à une scène directement sorti des films à l'eau de rose.

Mais revenons au vrai débat : les ritals : dragueurs de premier ordre, don Juan, romantiques, ou séducteurs irrésistibles.

Jamais de tels hommes n'auront fait autant parler d'eux pour leur pouvoir de séduction. Le ténébreux aux Ray-ban perché sur son scooter, avec les cheveux noirs bouclés est en tout cas loin d'être un mythe! C'est bien une réalité.

Fashions et attentifs à leur look (Dolce & Gabana pour la jeans, Gucci pour la ceinture ...) on pourra leur reprocher d'en faire un peu trop. Il faut bien avouer que c'est parfois excessif en particulier quand ils sortent l'énorme boucle betty woop avec le jean ultra moulant, la coiffure plaqué hérissée etc .. mais qu'importe.

Pour autant est ce que cela en fait de bons séducteurs ? On va dire qu'ils jouissent d'une énorme confiance en soit et que leur tchatch est légendaire. Malheureusement de mon point de vu, ils ne profitent pas assez de ces qualités et se laissent souvent aller au classique coup de la boisson que je t'offre ou de la rose que je dépose dans tes cheveux. Argh... Sans compter qu'une fois la target abordée ils ne la lachent plus .

Malgré cette carapasse vestimentaire, nul doute que les ritals sont en fait de gros romantiques qui auraient beaucoup à apprendre de Marscello (cf: la dolce vita) ! Et pour preuve cette scène que je vous laisse savourer, filmée depuis le balcon de Juliette à Vérone ... tous les clichés réunis !

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Et la pizza dans tout ça : pour toi tatanne

La meilleure pizza du monde (dans mon estomac maintenant)

Les glaces, les pâtes ... il ne me reste définitivement plus que les pizzas pour boucler la boucle des spécialités culinaires. Et encore une fois les italiens excellent dans ce domaine.

Aller un peu de culture de la pizza ! En gros on va dire qu' il y a 2 types de pizza, la romaine et la napolitaine ... La meilleur, la napolitaine bien sûr.
Pardon j'en ai oublié ? ah la Mac Cain, la Buitoni et la surgelé de monoprix ? Autant pour moi, ben celle là je vous l'offre.

Mais alors Benito, toi qui attise notre jalousie et notre curiosité peux tu nous parler de la différences entre ces 2 pizzas, vous allez me demander. Ok j'y viens. La Romaine a une pâte fine et plutôt croustillante, la seconde est plus épaisse et moelleuse.

Da michele : la mecque de tout bon gastronome

L'expérience la plus magique fut sans aucun doute celle de gouter la meilleure pizza du monde à Napoli chez Da Michele. Aller, j'entends les mauvaises langues qui me disent: Benito tu t'enflammes. Non affato ! Les napolitains font les meilleurs pizzas du monde et da michele la meilleurs pizzeria de naples. Conclusion : Da michele fait les meilleurs pizzas du monde !
On se pointe vers le lieu mythique... si mythique qu'il nous a suffit d'interroger une personne : où est la pizzeria ... qu'elle nous coupe pour enchainer : la pizzeria da michele, la rue derrière à droite.

Nous arrivons donc et ressortons aussitôt, contraint d'attendre que le lieu se vide. 5 minutes après, nous entrons pour de bon dans ce haut lieu de pélerinage. Et bien ça pait pas de mine, c'est moche même, on dirait un vestiaire de salle de sport des années 60. Des carreaux verts et blancs, des photos révélant le met pour lequel tout le monde se précipite. Nous nous asseyons à peine que l'on nous sert des couverts en plastiques et prend notre commande. Margherita (tomate, mozzarella, basilique : la vraie pizza par définition aux couleurs du drapeau italien) ou Marinara (tomate, origan) et pas plus de choix ! Ce sera margherita double mozzarella pour tout le monde pour 5 euros la pizza. 5 minutes plus tard, et je n'exagère rien, la voilà devant nous, encore bouillante. Première bouchée qui nous ennivre puis deuxième ...puis ça s'enchaine . Tellement bon cette sauce tomate au vrai goût de tomate, ce goût fumé de la pizza sortant du four à bois, et ce moelleux, cette pâte ! Un régale mémorable à jamais . Même l'addition réserve des surprises, pas de papier rien, le serveur a tout dans la tête. Par contre une fois terminée pas le temps de bavarder il faut libérer les quelques tables !



Un deuxième lieu qui nous est cher à Bologne : Pizza Casa. Découverte dans les premiers jours, j'en suis un habitué depuis. Pourquoi ? Ben 2 euros 50 la margherita entière ... qui dit mieux ? Pizza romaine et pas mauvaise du tout pour le coup. Bon après c'est service minimum : pas réellement de tables et serveurs. Mais le mieux dans tout ça tient à une petite subtilité. Pour manger ça pizza il faut faire sa commande auprès du pizzaiolo puis donner son prénom pour qu'il nous appelle une fois celle-ci prète. Aujourd'hui plus besoin de donner mon prénom. Bonjour je voudrais une margherita et hop sans rien ajouter d'autre le pizzaiolo écrit Benoit à la suite de ma commande ;-) ! Si c'est pas la classe.

Aller vive la bouffe grasse, vive la pizza !

I gelati : spécialité platonique dédiée à ma maman et mon papa



Bon j'avoue celles ci-dessus, c'est pas les meilleurs mais elles ont le look coco !

Pas de doute les glaces c'est bien la classe suprème !

Honte à vous chers parents ! Quand je pense qu'avec toutes les fois où nous sommes allés en italie nous n'avons eu droit qu'à des granite en guise de glace ...
Pfff tout ce temps perdu, je me dois de rattrapper ça !

Bon comme vous le savez tous on différentie 3 types de glaces : les sorbets, les crémeuses et les granites. Ceux qui pensent que les glaces dites italiennes où il suffit d'abbaisser un poignée pour faire couler une texture type crotte de chien maronnasse et blanche et bien, laissez moi prier pour vous pauvres pêcheurs. Pour ce qui est du magnum, miko et autre pseudos glaces sous plastiques ... je connais pas.

Non, non et puis rerenon ! une glace c'est pas emballée dans du plastique et encore moins dans une boîte imprimée du sigle carte d'or! Une glace, un vraie glace c'est des vrais fruits mélangés avec sucre et eau, c'est pourtant pas compliqué non ? C'est si simple mais pourtant comme ils sont rares ces sorbets où l'on jouit de cette sensation de manger une fraise qui fond dans la bouche, avec les petits morceaux qui viennent croquer sous la dent. Pomme ma préférée, Melon excellente, Poire-Cannelle l'atypique, Gingembre-Cannelle la déception, fraise des bois la succulante surprise, Citron la classique.

Mais les glaces c'est aussi les crémeuses de la Sorbeteria Castiglione a Bologne : Dolce Ema, Dolce Karim, Edoardo, Bacio avec ses noisettes entières, straciatella si commune et pourtant si différentes des autres gelaterie. Une explosion de goûts plus subtils les uns que les autres : chocolat blanc noisettes, mascarpone aux éclats de caramelles et noix ... quel bonheur!


C'est sans oublier les excentricités des gelaterie Romaines avec plus de 100 parfums: Glace au champagne chez Gioletti si je me souvient bien, ou encore chocolat rhum, riz-cannel (très bonne celle là), Rose, nutella, kinder bueno etc ...

Et enfin y a les plus écoeurantes : celles de Giani du genre che fatica farlo avec des gros biscuits remplis de nutella, et autres gusti dont je me souviens pas le nom mais qui a défaut d'être fines et douces sont méga bourratives !

Que de plaisirs pas de doute ça me manquera... Sur ce je vous laisse aller bouffer votre haghen dass ou mieux votre boule à la vanille (impossible à trouver ici ;-) )

Bonne dégustation ...

Ah oui j'oubliais la glace c'est bien sur dans le cône, les coupelles on laisse ça aux amateurs ;-)


samedi 7 juin 2008

La Vecchia Scuola : dédié à la plus grande lectrice de ce Blog : Antonia

Ciao a tutti,

Aujourd'hui, triste jour: mon colloc Ali qui fait ses bagages pour rentrer définitivement me rappèle malgré lui que dans 3 semaines c'est la fin de ce merveilleux Erasmus.
3 semaines et tellement de chose encore à voir, à faire, à racconter !
Eh bien je dis let's go ! fini de perdre son temps: lecteur pour toi je finirai l'entreprise débutée sur les spécialités Italiennes, tous les jours je vais essayer de vivre une nouvelle facette de l'italie etc.

Par ailleurs j'ai senti l'éloignement entre moi et toi, éloignement trop lourd à supporter. Aussi pour te témoigner combien je pense à toi lecteur je me permets de dédier chaque article à un nouveau lecteur!

A présent petit retour sur la bouffe et plus particulièrement sur la pasta. Pas de remontrance ou de leçons cette fois ci, vous les avez bien assimilés j'en doute pas. Non un autre aspect aussi important : comment la faire cette pasta ?

Il était inconcevable que je rentre en france avec seulement des cours de physique incomplets en tête. Eh bon voilà l'italie et la physique c'est vraiment pas leur spécialité... Rien qu'à voir la tour de Pise...
Non je me devais de revenir avec des connaissances, un culture que je ne pouvais acquérir nul part ailleurs qu'en Italie: la confection de la pasta. Si tu pensais que les bonnes pâtes sont dures par définition et qu'elles se trouvent dans un packaging bleu imprimé du nom de Barilla, et bien il est temps de se confrontrer à la réalité. Dans ce but, je me suis inscrit à la Vecchia Scuola Bolognese avec laquelle j'ai suivi 20h de cours assidus sur l'art de la pasta fresca.

Alors pour faire la pasta fresca il suffit d'un oeuf par personne et 100 g de farine pour chaque oeuf et surtout ... une bonne heure et demi devant soit! Si cette condition n'est pas rempli est bien malheuresement il faudra se contenter des pâtes sur lesquels on se casse les dents, ou au mieux des pseudos pâtes fraîches aux conservateurs et édulcolorant qu'on peut trouver à Monoprix.



On mélange donc farine et oeufs ensembles à l'aide d'un puit puis on malaxe la pâtes pendant 20 minutes pour la rendre lisse jusqu'à avoir des bulles d'air à l'intérieur qui confèrerons la fraîcheur de la pâte.
On laisse reposer 10-15 minutes puis il reste plus qu'à tirare la pasta avec le materello.
Après le meilleur reste à venir, il ne reste plus qu'a découper chaque pâte individuellement dans la sfoglia qui fait entre 1 à 2 m² ! Pour les tortellini entre autre ou il faut mettre la farce puis plier le tout je vous racconte pas le temps !!
Dès que vous avez fait tout ça il reste plus qu'à faire cuire 2-3 minutes puis faire frissonner les papilles !

Sinon concernant la Vecchia scuola vraiment bonne expérience: tout sauf académique, un maetro toujours en forme, énergique et drôle et plein de gens avec qui parler.

Si cette article t'a alléché les babines t'inquiète pas ! Benito retourne avec son gros materello et sa boite à outils pour importer l'italie dans ton assiette. Et si tu oses douter de mes capacités, je n'hésiterai pas à dégainer mon diplôme de pasta maker !

Tchus et Bon appétit à tous.



mardi 3 juin 2008

Une dernière virée mortelle : Vésuve et Pompéi

J'arrive enfin au dernier article sur ce voyage appréciable à souhait ! Alors si les autres articles t'ennuyaient ne baisse pas les bras. Au contraire, lis ce dernier où l'adrénaline va monter comme jamais avec des anecdotes mortellement mémorables et plein de trucs comme t'aime.


Pour ce dernier jour en Campanie, nous optons pour sommet du fameux Vésuve et Pompéi. Train vers Pompéi puis bus étrangement long pour le Vésuve. Etrangement car il prenait une demi-heure de plus que ceux partant en début de matinée.
La réponse à cet allongement n'a pas tardé à arriver. Alors que nous roulions tranquillement, notre chauffeur s'arrête au milieu de nul part. C'est quoi le truc un hold-up, un braquage ? nous on a payé pour aller au Vésuve hein !
Les interrogations prennent fin lorsqu'un vieux pépé rentre dans le bus puis nous racconte que pendant 20 minutes il nous expliquera l'histoire de sa propre personne et celle du funiculaire du vésuve. Il nous fait donc tous descendre et nous conte tout ceci en détail pour finir par une invitation à acheter toutes sortes de conneries dans son magasin . Il est étonnant de voir que 75% des gens ce sont livrés à divers achats avec grand plaisir ! Quelle blague je vous jure, mais qu'est ce que c'est drôle.

Une fois l'interlude terminé retour dans le bus pour arriver 10 minutes plus tard en haut. On rigole rapidement d'un gars qui avait l'air d'être tombé dans les vappes puis enchaînons avec des belles photos "positive attitude". Constatant que le gars était toujours à terre nous jetons un petit coup d'oeil comme l'aurait fait un bon touriste. Clément (étudiant en médecine) demande ce qui se passe avant d'apprendre qu'il s'agit d'une crise cardiaque.

C'est alors que Clément devient super Clément ! oui j'ose le dire! devant nous ne se tenait plus un simple étudiant mais un demi-dieu. Il jette son appareil photo à terre (appareil qu'un rital aurait volé si Luca n'était pas intervenu) puis enchaîne les divers contrôles : pas de respiration, pas de pouls depuis 10 minutes. Comme dans les séries il tente de déchirrer le Tee-shirt, qui finit par craquer entièrement au bout de plusieurs essais et l'aide d'un rital. Suit alors un massage cardiaque impressionnant pendant 10 minutes. Les ambulanciers arrivent mais malheureusement cela ne repart pas... Au bout de 20 minutes force est de constater que le Vésuve a pris une nouvelle vie. Impuissant nous poursuivons notre ascension.
Il m'amuse de penser que sans l'inerlude de 20 minutes avec le vieux on aurait pu arriver à temps pour le sauver ;-) !

Après l'ascension nous redescendons vers Pompéi. Malgré nos recherches poussés impossible de retrouver les fresques érotiques (quelle déception). Tant pis on se contentera des cadavres fossilisés qui pour le coup sont vraiment impressionnants tellement l'expression du visage est bien conservée.

Retour à Naples, on paie l'hôtel puis nous rentrons sur Bologne en train (assis cette fois ci) en la compagnie de Michele un Napolitain bien barraque, un peu raciste mais sympathique sur le fond !

Voilà j'espère que vous aurez savouré la lecture de cette épopée des temps modernes. Sur ce je vous dis à bientôt pour de nouveaux articles.